Après ce minable jeu de mots digne des meilleurs vannes d'Yves Lecoq (qui précisons le, à un talent d'écriture comique inversement proportionnel à sa qualité d'imitateur)... euh, où en étais-je...
...donc bref, je peux même pas vous dire pourquoi je parle d'Yves Lecoq ici... car c'est de qualité, de bon goût et de cinéma dont il est question...
Et quel Cinéma... celui du père absolu QUENTIN TARANTINO
Tout être humain qui se respecte et souhaite entretenir des conversations éclairées sur le cinéma en général se doit d'avoir vu les films de Tarantino (sinon, convenons en, c'est un ignare et au mieux un beauf)
Et au moment où tout le monde avait complétement zappé que ca fait plus de 3 ans que Kill Bill Volume 2 était sorti, QT nous sort BOULEVARD DE LA MORT (Death Proof en VO)... et je précise d'emblée, le scénario est aussi kitsch que le titre.
Grosso merdo, l'histoire qui n'est qu'un prétexte à près de deux heures cultes se résume à peu près à ceci : Stuntman Mike, cascadeur sur le retour, qui possède une voiture qui protège son conducteur de tout danger mortel, est juste un mec totalement timbré qui prend un pied phénoménal à tuer de jolies mamzelles au volant de son bolide...
Voui vous l'aurez bien lu, le scénario est digne d'un vieux film de série B... et cest bien le but de TARANTINO... car ce film est un véritable hommage à tout ce cinéma américain low budget et tout ce que ca comporte : des grosses voitures, de jolies filles aux gros seins et du cliché à n'en plus finir...
Mais quand c'est "qui vous savez" qui s'en charge, le résultat est à la hauteur...
Le plus marquant dans ce film, c'est l'incroyable talent qu'à Tarantino à rendre culte des dialogue dont le fond n'a absolument aucun intérêt... les 3/4 du film sont dédiés à des blablas à n'en plus finir, qui ne servent absolument pas à "l'intrigue"... mais le réalisateur rend totalement culte de simples tranches de vies pour le plaisir de bien les raconter...
Le reste du film est quant à lui une explosion d'action version course poursuite totalement barrée ou les jambes volent, les coups de baramine fusent pour arriver sur une scène finale d'une violence sans limites... jubilatoire
TARANTINO explose littéralement les codes du cinéma bankable... le délire n'a aucune limite, le dosage n'existe pas, et le schéma classique n'a rien à foutre ici...
Un résultat proprement hallucinant de dialogues cultes, de grosses voitures, de jolies filles, d'action... en deux mots : FOUTREMENT EJACULATOIRE
A voir, revoir, survoir...
Autre point sur lequel Tarantino attache toujours une attention particulière, la musique: la BO est aussi culte que celles de Pulp Fiction, Reservoir Dogs, Jackie Brown et les deux Kill Bill... la séléction est ultra soignée, la musique comme soutien à l'ambiance est toujours de mise et le réalisateur a toujours cette capacité à nous dénicher des artistes d'une obscurité... euh... obscure.
Morceaux choisis :
The Coasters "Down in Mexico"
Dave Dee, Dozy, Beaky, Mick & Tich "Hold Tight"
April March "Chick Habit"
Si vous aimez le funk et le rock tout droit sortis des 70's, vous allez hurler de bonheur...
Précision utile chouravée lamentablement à Allociné.fr :
Afin de rendre hommage aux films de séries B qui les ont bercés, les réalisateurs Quentin Tarantino et Robert Rodriguez ont décidé, à l'origine, de tourner Grindhouse, un double-programme identique à ceux diffusés dans le cadre des systèmes d'exploitation Grindhouse (ces salles de cinéma qui projetaient des doubles programmes déjantés, mêlant violence et érotisme, entrecoupés de bandes annonces). Les deux films, avec de fausses bandes annonces en guise d'entracte, empruntent aux genres populaires de cette époque : le Planète terreur - un film Grindhouse de Robert Rodriguez est un film de zombie, alors que le Boulevard de la mort - un film Grind House de Quentin Tarantino est un "slasher road-movie" meurtrier dans la veine de Duel ou Hitcher.
Le concept du double-programme avec fausses bandes annonces en guise d'entracte, parfaitement en phase avec le système d'exploitation Grindhouse, fut jugé inhabituel pour les pays européens par la production du film et ne passa pas les frontières américaines. Les frêres Weinstein, producteurs du projet, décidèrent ainsi que le film serait coupé en deux pour tous les pays non-anglophones. Est sorti ainsi en salles Boulevard de la mort - un film Grind House (le 6 juin 2007 pour la France) puis, quelques mois plus tard, Planète terreur - un film Grindhouse (le 15 août 2007 pour la France).